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L’église Saint-Martin

 
 

Recherche en polychromies

 

Les recherches de polychromies

L’intérieur de l’église présente une nef principale largement ouverte au Nord sur différentes chapelles formant entre elles une seconde nef.
Un choeur avec chevet à 3 pans est séparé de la nef par un haut mur diaphragme. C’est la partie la plus ancienne de l’église.
L’ensemble actuel des murs et piles est intégralement et uniformément recouvert d’un badigeon teinté ocre jaune.

Des sondages sous la forme de fenêtres de lecture ont été réalisés sur l’ensemble des murs de l’église prioritairement pour établir un inventaire général des polychromies mais aussi pour observer les stratigraphies des différents enduits.
Les découvertes sont principalement localisées dans le choeur de l’église.

La période médiévale

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Vue générale de l’ébrasement Est. Peinture figurative médiévale.

Les plus anciennes peintures inventoriées
datent de la construction de l’édifice.



Dans les ébrasements de la baie Sud, côté Est, les sondages ont révélé des vestiges de peintures figuratives significatifs.
Dans une zone lacunaire sous les enduits du XVIème siècle se remarquent avec netteté des polychromies peintes directement sur la pierre de construction et les jointoiements.

Cette technique est propre à la période médiévale.






Une intervention au XVIème siècle

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Côté droit de la scène. Personnage tenant une longue croix.

Des peintures murales figuratives peintes au XVIème siècle.
Sur le pan Nord du mur chevet sont lisibles plusieurs personnages dont l’un deux porte une longue croix à l’image de celle de Saint-Jean-Baptiste ou celle de Saint Philippe. Une partie de la scène reste à dégager derrière le mobilier scellé.

Sur le pan Sud, un personnage bénissant domine la scène, derrière lui se présente une assemblée de saints auréolés peinte en perspective. Comme sur le pan Nord, l’enduit original se poursuit derrière le mobilier et laisse augurer d’autres découvertes.

Entre le pan Sud et la baie médiévale se trouve une troisième scène mutilée, côté Est, par un important rebouchage en brique. Cette scène est principalement architecturée et en fait son grand intérêt. Du haut d’un mur (rempart ou tour ?) se distinguent les deux bras d’un personnage en détresse se penchant vers une scène à ses pieds.

Ce détail n’est pas sans rappeler la représentation symbolique de la première légende de Saint-Georges, le roi (et la reine) représentés devant ou sur les remparts de la ville de Silcha regardant leur fille offerte au dragon à l’image de tous les garçons et les filles de la ville désignés par le sort. La jeune fille est sauvée par Saint-Georges venu terrasser le dragon.

La période peinte de cette scène est principalement au XV et XVIème siècle.

Une restauration globale de l’édifice au XIXème siècle

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Décors du XIXème siècle. Voûte céleste de la Chapelle Est, chapelle de la vierge. Empreintes des étoiles disparues ainsi que la couleur du fond.

Dans les ébrasements des deux baies Sud du choeur sont peints des décors sur les enduits réalisés au XVIIIème siècle. Ils représentent des boiseries peintes en trompe-l’oeil, moulures en bleu/vert sur fond gris foncé.

Les seuls autres décors peints dans l’église datent du XIXème siècle.
Dans la chapelle Est ouvrant sur le choeur, la voûte a été peinte en ciel étoilé, chacune des étoiles comporte 4 branches principales entrecoupées par 4 autres plus petites. Il ne reste actuellement que l’empreinte de ces étoiles sur la voûte et quelques infimes vestiges de couleur bleu ciel dans le voûtain Nord, côté Ouest. Ces détails permettent d’affirmer que cette chapelle était au XIXème dédiée à la Vierge.

L’autre décor est réservé à la chapelle des Fonds Baptismaux côté Ouest.
Une voûte céleste décore également cette chapelle, les étoiles à 5 branches sont dorées sur un fond bleu.

L’arcade délimitant l’entrée est décorée de motifs géométriques d’inspiration médiévale, décor classique de cette période peinte.






Recherche réalisée par Joël Marie, restaurateur de peinture mural.
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Publié le samedi 29 mars 2008

 
 
 
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Mis à jour le mercredi 26 mars 2008